Coulisses

Le carton aux stylos vides

Par Mikl ·

Stylos Bic bleus vides assemblés en forme de fleur, vus de dessus
Même vides, mes Bic gardent un petit sens de l'esthétique.

Dans le tiroir d'une armoire de rangement de mon bureau, il y a une boîte à chaussures. Rien de très glamour vu de l'extérieur, mais c'est là que finissent tous mes stylos Bic une fois qu'ils rendent l'âme.

Un comptage qui devient une manie

Au départ, l'idée n'avait rien d'artistique : je voulais juste savoir combien de stylos j'utilisais par an. Une question toute bête, un peu comptable. Sauf qu'à force de les jeter dans cette boîte plutôt qu'à la poubelle, le geste s'est transformé en manie.

Aujourd'hui, je ne me pose même plus la question : chaque stylo vide file directement dans le tiroir.

Des paquets, élastiqués et étiquetés

Et ce n'est pas juste un tas en vrac : les stylos sont regroupés en paquets, élastiqués et étiquetés année par année. Une sorte d'archive miniature de mon travail, rangée avec un peu trop de sérieux pour de simples Bic vides.

Boîte à chaussures avec des paquets de stylos Bic vides élastiqués et étiquetés par année
Chaque année a son paquet, bien rangé dans le carton.

Une cinquantaine de stylos par an

Le compte de cette année tourne autour d'une cinquantaine de stylos. Ça veut dire qu'en gros, j'en use un tous les 7-8 jours, entre les études, les portraits, les ratés qu'on recommence.

Ce petit carton est devenu une sorte de journal de bord silencieux de mon travail : chaque Bic vide raconte des heures de hachures, un visage qui a fini par prendre forme (ou pas).

Et honnêtement, quand je regarde cette boîte se remplir, ça me procure juste... une satisfaction bête. Rien de plus, mais rien de moins non plus. C'est un peu la preuve tangible que le travail avance, stylo après stylo, même quand on ne le voit pas forcément dans le résultat final.

Et puis parfois, même vides, ils s'amusent à faire de jolies choses tout seuls : un jour, en vidant le tas, ils s'étaient assemblés en une sorte de fleur bleue explosée. Comme quoi, même à la retraite, mes Bic gardent un petit sens de l'esthétique.

En conclusion

Un carton de stylos vides, ça ne paie pas de mine. Mais c'est peut-être la preuve la plus honnête du temps passé derrière chaque portrait : pas de filtre, pas de mise en scène, juste des Bic usés jusqu'à la corde, un par un. Si ça t'a plu, va jeter un œil à la galerie pour voir où finissent tous ces stylos.

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